La chasse avec les dogues argentins a peu de théorie et beaucoup de pratique. La connaissance du territoire, la gestion et l’éducation d’une meute de chiens sont deux bases indispensables. Sont aussi nécessaires une bonne préparation physique, des chiens bien entraînés et habitués aux bois. Les grands discours ne servent à rien, toutes les réponses se trouvent en observant l’instinct atavique du dogo durant la chasse.
Nous avons commencé par travailler nos chiens sur piste, mais nous nous sommes rapidement rendu compte que la recherche du dogo est meilleure au vent, avec le nez haut à chercher l’émanation, ce qui nous a poussés à chasser en utilisant aussi d’autres races plus précises sur la trace.
Ici en Europe les terrains sont moins vastes qu’en Argentine, les bois sont plus serrés, avec une végétation plus fermée qui empêche l’émanation de voyager au vent. Pour ces raisons nous avons essayé de compenser en utilisant des races de chiens courants : ariégeois, petit bleu, saintongeois, griffon bleu et griffon nivernais.
Cette expérience s’est révélée utile pour habituer nos chiens au travail en meute et à la résistance, mais l’aboiement des chiens courants repousse le sanglier loin, ce qui diminue la possibilité d’une prise pour un dogo. En chassant seulement avec une meute de dogo et un seul chien de pied, il est possible de s’approcher plus du sanglier, de mener les dogos jusqu’à l’émanation, prêts à suivre au vent, silencieux et résolus, afin de trouver et bloquer le sanglier. Le dogo est un chien de prise – la prise est courage, force et technique. Une action de chasse avec dogo ne se peut dire comme telle s’il n’y a pas de prise sur le gibier.
Nous avons chassé avec nos dogos en Argentine, en France, en Croatie, etc. Chaque fois nous avons appris quelque chose de nouveau sur les formidables capacités du dogo.
En Argentine Antonio Norès créé cette nouvelle race pour faire le meilleur chien de chasse pour le territoire et la faune argentines. En parlant d’aptitudes à ce type de chasse, Antonio parle de gymnastique fonctionnelle, donnant aussi à celle-ci une importante valeur génétique. C’est le premier motif qui nous a poussés à chasser avec nos dogos. Tous ceux qui sélectionnent le dogo ne peuvent pas faire abstraction de cette équation : père + mère + éducation (mode de vie adéquat + gymnastique fonctionnelle).
Dans un contexte de chasse européenne, loin du biotope argentin, le dogo peut trouver un rôle important quand dans l’action de chasse se présente un ferme, où quand le pied est difficile et qu’il est plus efficace de travailler avec un chien qui trace au vent. Pour chasser il est nécessaire d’avoir des chiens en très bonne condition physique. Une bonne alimentation et beaucoup d’exercice physique sont les ingrédients fondamentaux ; entraîner un dogo n’est pas une chose facile : il faut du temps et beaucoup de patience, l’entraînement doit être basé sur la force explosive mais surtout sur la résistance.
Vous trouverez ci-joint le discours de présentation de la race fait par Antonio Norès Martinez. Ce texte se révèle la synthèse la plus complète pour comprendre le dogo et devrait être l’évangile de tous les éleveurs.
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14-03-2010
Chasse 2009 - 2010
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26-01-2008
Entrainement 20 Janvier 2008
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26-12-2007
Chasses et entrainements
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10-04-2005
Voyage Argentine Avril 2005
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12-10-2005
Voyage Argentine octobre 2005
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